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 ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika

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Léviathan
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(#) ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Jeu 18 Mai - 2:40


la régularité des flux de l'océan.
─ nous montrerons l'inconnu ; la vie ou le néant ─
Ce cétacé avait été envoyé par les dieux des océans. Oui. Je n'avais pas fait assez d'offrandes avant mon voyage. En tout cas, pas plus que je n'en faisais habituellement. Je m'étais contenté de rien, tourmenté par la nouvelle alliance qui s'était créée avec nos ennemis de toujours. Eux-mêmes qui avaient osé mettre un terme à la vie de notre ancien chef, Orion, pour qui j'avais toujours eu une grande considération. Un homme sage, presque un prophète qui avait tout de suite su que l'évolution ne pourrait se faire que dans le soutient des autres clans et non dans les batailles et le sang. Ces barbares nous l'avaient arraché de la même manière que l'on tire sur une colombe dans son envol. Ils n'avaient voulu aucunement l'épargner ou avoir une certaine considération pour ses actions passées ; le percevant simplement comme un ennemi qu'il fallait éradiquer. Et aujourd'hui, six ans après sa mort, ils pensaient qu'ils pourraient enfin trouver la tranquillité à leur tour. Seulement six ans. Non. Ce qu'il leur fallait, c'était au moins vingt ans, si ce n'est l'éternité. Il fallait qu'ils payent pour leurs crimes avant de signer à leur tour l'armistice. Pour moi, c'était tout bonnement inconcevable, inacceptable. Qui sait, je voulais bien accepter le fait qu'un jour, ils puissent se comporter dignement et changer soudainement, mais pas comme ça. Pas du jour au lendemain. Oui, définitivement, six ans, c'était trop court. Hélas, si ce jour allait arriver, je me disais que jamais je n'aurais l'occasion d'y assister puisqu'au même moment où je laisse ma colère s'exprimer, seul, sur mon voilier, une masse noire envahit l'océan. Cela a tout de suite le don de me calmer, alors que j'ai toujours eu un certain intérêt pour les créatures marines mais plus encore lorsque ces dernières arborent des allures de mastodonte. Tout de suite, face au monstre, une légende me vient en tête. Celle du Kraken annonçant notre mort prochaine. Au départ, je me rassure, suggérant que même si l'ombre plane autour de mon bâtiment, rien n'est encore sorti de l'océan pour venir mettre fin à mes jours. Mais je ne me fais pas d'illusion. Le titan des abysses n'a réellement pas envie de s'éloigner. Aussi, je décide alors de joindre mes mains pour me concentrer à la prière, accueillant la Faucheuse à bras ouverts. Puisque les dieux ont décidé que mon sort en soit ainsi, alors je ne pouvais échapper à mon destin. Mais je ne pouvais également retenir les larmes qui s'échappèrent instinctivement, le corps secoué par la fraîcheur et l'inquiétude. Dans un geste désespéré, je me suis également mis à jeter de beaux trésors, quelques objets que je tenais chèrement afin de prouver ma bonne foi envers ces déités que je chérissais et que j'applaudissais plus que tout au monde. Je savais pertinemment que si je me détournais d'eux, je me détournais de la vie. Et aujourd'hui, j'avais fais l'erreur de les oublier une seule fois. La masse informe se révéla alors à moi, bondissant dans les airs dans un ballet bestial avant de s'écraser violemment sur mon bateau, le détruisant sur le coup.

Je ne réfléchissais plus à rien. Seulement à la fin, percevant mon existence rapidement pour ensuite fermer les yeux lorsque je fus assaillis par un amas de bouts de bois et de liquide glacial. Tout mes os claquaient tandis que je gigotais comme pris dans une danse frénétique. La glace me saisissait, brûlant chaque parcelles de mon âme. Quand finalement j'avais le sentiment de sombrer dans les abysses, je m'abandonnais complètement, glissant par la même occasion dans l'inconscience. Je ne sais combien de temps j'étais resté dans cet état ensuite. Tout ce que je sais, c'est que je fus ramené au bord de la rive, encore en vie. Quoique. Je n'en étais pas vraiment certain au départ, pensant que je baignais dans un rêve, que j'avais atteins le paradis, accueilli par les dieux autrefois chéris, sans jamais avoir eu l'occasion de les atteindre. Mais j'avais toujours froid, j'avais toujours mal. Cela était suffisant pour comprendre que j'étais encore et toujours bien vif. Alors on m'avait épargné ? Pourquoi ? Quel était l'intérêt dans tout cela ? J'avais la sensation d'être comme un faon qui venait tout juste de naître, incapable de savoir si je saurais me relever ou non. Peut-être que je devrais pendre cela comme un avertissement pour la prochaine fois. Mais on ne peut pas dire que je suis pour autant sortis de ma mauvaise position. Les prédateurs rôdent sur Terre également et je préfère d'avantage terminer ma vie dans l'océan plutôt que sur le sol solide. D'autant plus que je sais que je ne suis pas complètement délicat dans cette histoire puisque je peux sentir mon trident entre les mains. Équipement que je serre d'autre part comme un doudou, inquiet à ce que l'on vienne me l'arracher.

J'entends hélas des pas sur le sérac. Quelqu'un ou quelque chose est là. Je préfère ne rien faire pour l'instant et attaquer au dernier moment si cela en vaut la peine. Peut-être que cette personne n'est seulement là pour m'aider. Je m'immobilise donc, attendant que les choses se passent. Mais alors que je m'attendais à ce que cette personne ne me tire de ce pétrin, je la sens, au contraire, me fouiller de la tête au pied. Ne désirant pas perdre le peu de biens qui me restaient encore, je bouge enfin, brandissant mon arme en direction d'une personne qui semblerait être une demoiselle. Cherchant à me me mettre tant bien que mal en position assise, je garde mon arme pointée dans sa direction. ≪ - Qui êtes-vous ? Quelles sont vos origines et où sommes-nous ? ≫. Je me disais que c'était les questions principales à poser. Au moins pour savoir si je me trouvais en territoire hostile ou non. Hélas, à la vue de la température, j'espérais me tromper sur le clan qu'appartenait la demoiselle. Priant à ce qu'elle ne soit qu'une vagabonde. Oui. Seulement une vagabonde.

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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Jeu 18 Mai - 21:43

La fraîcheur matinale lors des levé à Vancove lui avait manqué. Il lui semblait qu'une éternité s'était écoulé depuis le moment où elle n'avait pu se poser pour respirer l'air pur des glaciers. Loin d'être en vacance, elle profitait seulement d'un moment de calme à longer la berge plus au nord du village. L'envie de réfléchir à ce qu'allait devenir la tribu qu'elle avait toujours connue. Rien que d'y penser elle s'en rongeait les dents. Oh oui, faire une alliance allait surement limiter les pertes dans leur rang, mais pour une femme comme Vallika, qui avait connu et participer aux guerres et aux vols, faire ami-ami avec ses anciennes victimes, lui hérissait les cheveux. L'impression amère de passivité et de soumission la rendait douteuse des actions de leur cheffe actuel. L'accord stipulait bien une cohésion entre eux, mais comment effacer les combats et le sang couler des deux côtés ? L'affaire semblait difficile et elle était plus que sûr de l'hostilité qu'avait les autres membres de l'alliance envers eux. Qu'est-ce qui pouvait leur prouver qu'après des années passées ils ne changeraient pas d'avis ? Ou, une fois leur agressivité sous contrôle il ne demanderaient pas un ''dédommagement'' pour leurs anciennes actions ? Non décidément elle ne comprenait pas ce choix. Karrah avait au moins pensé à ce genre de retournement ? Pourquoi ne réfléchissait-elle comme ses prédécesseurs ! Cette alliance pacifique semblait beaucoup trop risqué et idyllique pour eux mal vu de tous. Non, incompréhensible. La protection même du clan se reposait sur une.. Promesse ? Pff ! Seule l'idée de voir les chances de survie de leur progéniture l'empêchait pour le moment de se tourner directement vers la rébellion. Ça et ses proches qu'elle n'osait trahir. Enfin pensa-t-elle, autant attendre et voir la suite des choses. Peut-être avait-elle jugé les actions de la jeune femme trop vite. Elle était l'une des leurs après tout. Leur vision des choses étaient sans doute trop différente pour qu'elle puisse saisir les enjeux de son geste.

Elle n'eut pas la chance d'y réfléchir plus, car au loin, près des côtes sur les pierres et la glace, elle cru repérer un corps échoué. Appréhendant d'identifier l'un de ceux qui passaient le rite de passage, son inquiétude fut oubliée lorsqu'elle découvrit le trident. Aucun Kelowna n'utilisait cette arme. Pas en dehors des cours en tout cas. Seul l'étude militaire des adversaires leur montrait ce genre d'armement. Après un examen visuelle plus approfondi, elle reconnu sans mal la tenu vestimentaire du malheureux noyé. C'était un homme originaire de Pankara, sans aucun doute. Pendant ses années de pilleuse elle avait déjà eu à croiser le fer avec eux. Bon seulement à pêcher si c'était son avis. Pas étonnant qu'ils aient perdu leur chef. C'était un utopiste qui prêchait les bienfaits de la paix et de l'harmonie. C'est ce qu'il l'avait mené à la mort de son point de vue. À trop compter sur les copains de l'alliance, fallait pas s'étonner qu'il soit clamsé. Seul les clans les plus faibles avaient besoin des autres. Et dire que l'avenir des siens allait tenir sur ça.
Bof bof. D'ailleurs le fait montrait que c'était eux qui avait pris la tête du leader.. Outch. Vallika était pratiquement sûr que l'entrée des Kelowna dans l'alliance ne leur avait pas fait plaisir.

Elle s'accroupit et se met à fouiller l'inconscient sans plus de cérémonie. Sans penser à vérifier son état, pour elle l'homme était mort, le froid avait surement terminé le travail puisque les tenues Pankariens n'était pas les meilleurs face aux températures basses. Sa mort l'indifférait, elle prit à peine le temps de le détailler, habitué à voir des cadavres depuis son plus jeune âge. Au moins allait-il être utile à quelque chose maintenant. Surtout que les débris de bois, qu'elle avait repéré plus loin du corps, semblaient être de bonne qualité. La chance lui avait souri. Sa promenade improvisée s'était montré plus productif que prévu et c'est sur le pendentif imposant qu'elle lorgna en premier. Son geste fut habile et rapide alors qu'elle enferma le bijoux dans l'une de ses poches. Déjà une chose de faite avant qu'elle n'eut l'idée de prendre le trident. Ces armes étaient pratiquement oubliées à Brinim, montrer au plus jeune ce genre d'équipement serait une leçon en plus à ne pas négliger. Cependant sa main s'arrête alors qu'elle remarque un frémissement provenant de celui qu'elle pense mort. Ce dernier lui laisse à peine le temps de se relever qu'il pointe l'arme sur elle. La force semble néanmoins lui manquer quand elle avise avec quelle difficulté il tente de s'asseoir. Et c'est cette même faiblesse qui la fait sourire quand elle entend ses exigences. « Qui êtes-vous ? Quelles sont vos origines et où sommes-nous ? ». L'air perdu qu'il aborde la met à l'aise. Le pauvre semble complètement paumé, mais ce n'est pas ce qui la rendre plus tendre. D'un mouvement elle place une main sur le sabre dans le fourreau accroché à l'arrière de sa ceinture. Pas offensé d'être braqué par le trident, elle se recule et se met à lui tourner autour avant de rigoler de la situation. Pratiquement sûr qu'il aurait préféré tomber n'importe où sauf ici. Son rire se calme pour répondre gentiment à la question. « Ne fais pas l'idiot, si ta noyade ne t'as pas fait perdre tous tes esprits, tu sais très bien où tu te trouves avec toute cette jolie glace. ». Confiante d'avoir les cartes en mains, elle va s'appuyer sur l'un des rochers non loin du Pankarien. Son regard ne se braque dans le siens, toujours moqueuse. « Mais si tu veux vraiment savoir, qu'est-ce que j'aurais en retour si je réponds à tes questions ? »

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Dernière édition par Vallika le Ven 19 Mai - 1:06, édité 1 fois
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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Jeu 18 Mai - 23:53


la régularité des flux de l'océan.
─ nous montrerons l'inconnu ; la vie ou le néant ─
Mes membres sont glacés. Je ne sais si je vais tenir le coup encore longtemps. Que ce soit face à la demoiselle ou à cause de la température. J'ai le sentiment d'avoir gagné seulement quelques minutes en plus avant la fin de ma vie. Comme si les déités avaient voulu à ce que je périsse dans la douleur et sans jamais avoir eu l'occasion de retrouver l'océan, comme cela doit être lors de la cérémonie accompagnant notre repos éternel. Voulant me donner un peu d'espoir avant finalement de me condamner à nouveau. À moins qu'ils n'avaient tenté une première démarche pour m'anéantir mais que mon corps était bien trop coriace pour être réduit à néant face à l'attaque d'une baleine. Créature titanesque au chant majestueux digne des sirènes légendaires. N'est-ce pas la signification de mon titre dans une langue morte ? Une baleine ne pouvait en tuer une autre. L'ensablement en était tout autre chose et les barbares humains aussi. En position assise, je suis donc sur mes gardes, l'arme pointée dans sa direction. Mais je me rends rapidement compte qu'il me sera sans nul doute inutile puisqu'il lui suffit de rien pour ne plus être menacée, ne faisant que de me contourner semblable à un fauve s'apprêtant à bondir sur sa proie. Elle n'a pas peur de moi, souriant et s'apprêtant également à engager le combat s'il le faut, la main posée sur son arme, pour l'instant rangée. Moi, je n'arrive pas à la suivre du regard, ne cherchant à tourner sur moi-même pour garder un œil sur elle. Je suis littéralement congelé, sur le point de devenir presque une statue de marbre ; un faon condamné à l'immobilité. Je l'entends rire. ≪ - Ne fais pas l'idiot, si ta noyade ne t'as pas fait perdre tous tes esprits, tu sais très bien où tu te trouves avec toute cette jolie glace. ≫. Bien sûr. Elle a raison. Nous sommes sur leur territoire. Cela ne fait plus aucun doute à présent. Pourtant, je croyais que mon navire s'était retrouvé loin de leur position. Est-ce que mon corps avait été emporté aussi longuement et aussi éloigné du milieu même où la baleine avait réduit à néant mon bâtiment ? Les dieux avaient dû apporter leur aide pour un tel voyage aussi sauvage. Peut-être désirait-il me prouver que je pouvais faire confiance aux Kelowniens ? Qui le sait vraiment ? À moins que cela ne soit afin d'affirmer mes pensées. La situation était en train de le prouver. La jeune femme ne voulait pas m'aider. Pire encore. Quand je remarquais l'absence de mon collier, je pouvais également affirmer qu'elle avait été là pour me voler. Dérober tout les biens que j'avais sur moi. En soit, cela ne me choqua pas plus que ça. Après tout, est-ce que ma parure m'aurait servie dans l'au-delà ?Non. Je suis sûr que mon interlocutrice aurait su en tirer un bon usage. Hélas, je suis bien vivace et j'aurais aimé lui demander de me rendre mon bien. Mais je ne me retrouvais également aucunement en position de force pour lui réclamer ardemment de payer de son larcin.

Je la vois alors s'éloigner de moi pour aller s'adosser contre une grosse pierre tandis que je suis continuellement figé sur le sol, tremblant de plus en plus violemment mais résistant encore et toujours, prêt à tout pour garder ma vie si précieuse. Cela a le don de me rassurer puisque cela veut également dire qu'elle ne veut pas m'achever - ou du moins pas tout de suite -. Néanmoins, je sais que notre discussion risque d'être tendue, aussi, cela s'entend dans le ton de sa voix persifleur. ≪ - Mais si tu veux vraiment savoir, qu'est-ce que j'aurais en retour si je réponds à tes questions ?. J'ose sourire à mon tour, la tête basse. ≪ - Rien du tout. Puisque je pense avoir eu des réponses à mes questions. ≫ fis-je dans un premier temps, jouant légèrement sur la provocation. Mais je me rattrape vivement. ≪ - Cependant, sachez que je serais prêt à payer pour votre soutient, la paix et la liberté. ≫ rajoutais-je donc, espérant que cela puisse la convaincre. Après tout, leur clan n'était pas réellement réputé pour troquer. Ils ne cédaient rien et prenaient tout ce qu'ils pouvaient prendre. Ils restaient des pirates, des pilleurs. Cependant, j'espérais m'être sérieusement trompé sur leur compte et que s'ils avaient eu le désir de rejoindre l'Alliance, c'était certainement pour se faire pardonner. ≪ - ...Après tout, il parait que nous allons devenir alliés, n'est-ce pas ? Si c'est le cas, vous devez me secourir. C'est votre devoir en tant que membre de l'Alliance. ≫. J'avais légèrement baissé la garde, plantant mon regard austère dans ses prunelles de saphir. Il fallait que je m'assure de son allégeance sans commettre trop de dégâts. Oui, il fallait que je me souvienne à quel point je me trouvais en position de faiblesse. ≪ - J'ai remarqué que vous m'avez dérobé mon collier. Vous l'aimez ? C'est moi qui l'ai fait. Je pourrais peut-être vous en faire d'autre seulement si nous trouvons un accord. ≫. On pourrait croire que j'étais également prêt à perdre mon honneur pour préserver ma vie, mais il en était rien. S'il s'avère en effet que les Kewolniens étaient à présent de notre côté, alors peut-être serais-je en mesure de faire des efforts pour accepter le troc avec eux. Et pour moi, si elle compte me sauver, alors cela m'importe peu de devoir lui céder d'avantage d'objets. Après tout, ça serait comme lui rembourser la dette que je lui devrais. Ça me semble normal même si ça me semble tout aussi logique de venir épauler gratuitement les personnes qui me sont associées. M'enfin, ce sont des Kewolniens. On ne pouvait pas tout leur demander non plus. Ce présenter à la Citadelle avait déjà été un grand pas pour leur humanité.

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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Ven 19 Mai - 2:23

Les membres de l'homme ne cesse de trembler. Sa faiblesse est telle qu'il ne prend même pas la peine de la suivre du regard lorsqu'elle passe derrière lui pour rejoindre le rocher d'en face. Un acte qui montre qu'il sait dans quelle situation il se trouve. Au moins il semble assez intelligent pour savoir quand une cause est perdue. Bon point pour lui. Cependant malgré son air détendu, en elle se joue ses envies et sa morale. En tant normal elle n'aurait pas pris le temps papoter ainsi. L'affaire aurait été même réglé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. L’assommer et à elle le butin. Elle n'aurait eu juste qu'à le laisser pour mort avec ses vêtements fins et le froid ambiant. Mais la voix de Karrah résonne en elle, cette femme en qui elle a confiance. Qui pense que la bonne entente entre les autres clans serait une bonne chose. Peut-être devrait-elle simplement l'aider ? Ce n'est pas grand chose après tout. Et puis elle avait déjà récupéré son collier, un bijoux qu'elle n'avait pas l'intention de rendre d'ailleurs. Fallait pas pousser non plus. La tête du Pankarien se baisse alors qu'il élève sa voix de nouveau. « Rien du tout. Puisque je pense avoir eu des réponses à mes questions. ». Son attitude lui plaît, elle déteste voir les gens gémir pour avoir la vie sauf. « Cependant, sachez que je serais prêt à payer pour votre soutient, la paix et la liberté. ». Mouais, elle aurait attendu mieux après une phrase pareille. Silencieusement, elle attend la suite de l'offre, tout en tournant son regard vers la mer. Douteuse sur la marche à suivre. Cette hésitation l'énerve un peu, ce n'est pas son style, mais une fois encore la discussion qu'elle a eu avec son amie quelques jours plus tôt se rejoue dans son crâne. Elle cache du mieux qu'elle peut ce combat intérieur qui se joue en elle. Mais la réponse qu'elle cherche vient à elle tout seul par les prochains mots du naufragé. Scellant la partie conciliante qui l'avait empêcher jusque là d'être plus agressive. « ...Après tout, il parait que nous allons devenir alliés, n'est-ce pas ? Si c'est le cas, vous devez me secourir. C'est votre devoir en tant que membre de l'alliance. ». La phrase lui donne l'impression d'une douche froide.
''devez''. Oh ? Avait-elle bien entendu ? Ce minable lui avait dit qu'elle DEVAIT l'aider. Tellement risible. C'est de ce genre de choses qu'elle voulait éviter aux siens. Cette fausse responsabilité qui ne ferait que les entraîner dans les problèmes des autres. Sa poigne se resserra sur le fourreau. Ses muscles se crispèrent de rage lorsqu'elle vit l'austérité dans le regard qu'il lui lança. Vallika garda néanmoins ses lèvres souriante, le changement dans son expression assez minime pour le pas être flagrant. Le froid qu'elle aimait tant dans le paysage les entourant semblait s'insinuer en elle. Lui montrer qu'elle prenait une bonne décision en corrigeant cet intrus. Pourquoi avait-elle hésité ?. Elle n'écouta que d'une oreille le baratin du brunâtre. « J'ai remarqué que vous m'avez dérobé mon collier. Vous l'aimez ? C'est moi qui l'ai fait. je pourrais peut-être vous en faire d'autre seulement si nous trouvons un accord. ». Un rire s'échappa de sa bouche. On pouvait décerner une légère hystérie derrière l'amusement. Son dos décolla de la pierre rugueuse alors qu'elle sortant lentement son sabre de sa protection. Faisant profiter l'autre du son clair qu'elle fit à sa sortie. Un léger tintement qui promettait une suite douloureuse. « Un accord ? HA HA. Un accord ?! Bien, il semble mon p'tit gars que t'as pas encore compris dans quel merdier tu t'es fourré. ». Ses pas s'avancèrent vers l'homme, d'un air mauvais progressivement déformé par la colère. « Et il me semble avoir entendu quelque chose d'assez désagréable juste avant que tu n'essayes pathétiquement de me refiler tes babioles. ». Elle fait tournoyer son arme plusieurs fois d'un geste maîtrise, sans même y faire attention. De son autre main, elle sort le collier de sa poche pour le laisser tomber à ses pieds. Ses yeux restent néanmoins fixe face au Pankarien. « Sache mon pote que j'ai pas besoin de marchander avec la friture comme toi pour avoir ce que je veux ! ». D'un geste brusque elle cogne le trident avec sa lame, l'écartant de son chemin pour venir écraser son torse de sa botte pleine de boue. Et tandis qu'elle continue sa tirade, son pied continu d'enfoncer le corps de sa victime dans les galets glacés. « Donc donne moi une seule raison pour que j'te laisse pas pourrir avec les restes de ta flotte. ». Les menaces sous-entendu sont réelles, mais une fois encore quelque chose la retient de se décider complètement. Cette culpabilité qui commence à la ronger probablement.

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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Ven 19 Mai - 13:26


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Je la surveillais de temps à autre, mais jamais trop longtemps. Je savais que je ne pouvais aucunement me permettre de m'engager dans un combat puisque je me retrouvais en position de faiblesse. Si j'osais seulement attaquer une seule fois, cela serait me condamner à mort. Or, je voulais continuer à vivre, qu'importe les souffrances que je devrais endurer pour cela, qu'importe les biens que je devrais céder à l'ennemie. Certes, il n'y avait rien d'honorable là-dedans. Les offrandes sont normalement réservés aux déités, pas à ceux et celles qui avaient fait en sorte de nous réduire à néant, exploitant nos ressources et mêmes nos hommes, nos femmes et nos enfants. Mais je n'avais pas le choix. Oui. Je n'avais pas du tout le choix. Je scrute alors le regard de la jeune femme. Elle semble faire preuve d'un calme que je n'avais jamais reconnu chez son peuple. Moi, je les avais souvent perçu comme des animaux, seulement guider par leurs plus bas instincts. Tuant pour l'unique but de tuer, afin d'asseoir leur suprématie, désirant être la race dominante. Il m'est déjà arrivé d'assister à des querelles qui pouvaient provoquer - de loin -. Et je me souviens à quel point je fus terrifié par la sauvagerie qu'ils pouvaient faire preuve. Quand je la vis, je pensais donc que j'avais encore une chance de m'en sortir. Mais elle tiqua sur l'une de mes phrases. La phrase de trop qui la poussa à se dégager de son assise pour s'approcher de moi et jouer de nouveau de la menace. Elle se mit de nouveau à pousser un rire moqueur avant de sortir délicatement son arme de son fourreau, provoquant un sifflement des plus terrifiants. ≪ - Un accord ? HA HA. Un accord ?! Bien, il semble mon p'tit gars que t'as pas encore compris dans quel merdier tu t'es fourré. ≫. Je me maudissais moi-même pour cette provocation qui n'aurait jamais eu lieu d'être, mais que voulez-vous. J'avais cru que si leur cheffe de clan avait voulu rejoindre l'Alliance alors, cela devrait être le cas des membres de sa meute. Mais non apparemment. Cela allait s'avérer être délicat pour notre avenir. Qui sait si notre petit groupe soudé n'allait pas finir disloqué par la soif de pouvoir des hommes et des femmes venues des terres enneigées. Je savais que nous pouvions pas leur faire confiance. Ils sont violents, vils et méchants. Jamais ils n'accepteront le fait de se mettre sur un même pied d'égalité que nous. Ils voudront toujours se placer au-dessus des autres. Et la paix les ennuieront.

≪ - Et il me semble avoir entendu quelque chose d'assez désagréable juste avant que tu n'essayes pathétiquement de me refiler tes babioles. ≫. Elle était bien trop fière et moi, je m'étais montré bien trop sot. Maintenant, je ne sais pas ce qu'il allait m'arriver alors qu'elle abandonna mon collier au sol pour venir s'approcher dangereusement de ma personne, faisant danser sa lame. Je me fige, tel un adolescent ne sachant comment réagir, découvrant la véritable face du monde si dangereuse. Elle me dit qu'elle n'avait pas besoin de marchander avec moi et que si elle le voulait, elle pourrait prendre ce qu'elle désirait me saisir pour ensuite m'abandonner à mon triste sort. Sans que je ne puisse donc réagir, elle bouscula mon trident sur le côté pour finalement venir m'écraser au sol avec son pied, de la même manière qu'on vient écraser le gibier, honoré par la prise que l'on vient de traquer. Je sens alors les pierres me cisailler le dos à la manière de milliers petits piques. Je grimace alors tandis que je l'entends à nouveau reprendre la parole. ≪ - Donc donne moi une seule raison pour que j'te laisse pas pourrir avec les restes de ta flotte. ≫. La situation devient de plus en plus alarmante pour moi. La bonne raison que je pourrais lui donner ? ≪ - Je ferais tout ce que vous voudrez, d'accord ? ≫. Elle devait me percevoir comme un piètre personnage, mais quel Pankara ne l'était pas à ses yeux ? Je suis certains qu'ils doivent bien s'amuser de notre situation. Se dire qu'ils avaient réussis à abattre notre chef de clan et qu'ils n'hésiteraient pas à le faire de nouveau. Je me demande bien comment nos pêcheurs ont réagi lorsqu'ils ont été victimes de leurs pillages. Se sont-ils vaillamment battus ou alors abandonnaient-ils tout espoir comme moi à l'instant même ? ≪ - Si vous ne voulez pas m'aider, ne m'achevez pas, s'il vous plaît. ≫. Oui. Je pensais qu'au final, c'était peine perdue d'avance. Je ne savais plus vraiment comment interagir avec elle sans prendre le risque de voir ma vie se terminer à cause d'un mot sorti de travers. Cette situation était décidément bien trop insupportable à mon goût. Surtout que moi, j'étais prêt à faire des efforts considérables tandis que la demoiselle ne voulait rien entendre. Ça ne lui gênait pas d'arracher la vie tant qu'elle pouvait avoir ce qu'elle voulait. Et moi, je voulais lui céder ce qu'elle attendait sans rien demander en retour, sauf certainement de rester vivant.

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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Lun 22 Mai - 17:18

Elle a toujours aimé la provocation. Même venant des faibles. Elles sont bien plus plaisantes que les jérémiades et les lentes supplications quand ils demandent la vie sauvent. Des vies, elle en a déjà épargné même lorsque la guerre éclatait aux quatre coins de leur terre. Les enfants, elle n'en a jamais tué. Loin d'elle l'idée qu'un jeune ne soit pas une menace. La vengeance pouvait façonner leur futur lorsqu'elle tuait sans pitié leurs géniteurs. Mais elle se l'était promis quand son regard s'était posé sur les plus jeunes de son village d'on elle s'était prise d'affection à force de jouer avec eux. Voir ces petits êtres ayant à peine vécu se faire égorgé lui avait broyé le cœur et bloquer sa gorge. ''L'instinct maternel'' rigolait ses camarades qui eux n'avait pitié de personne. Elle avait joué la comédie en se marrant grossièrement, mais au fond elle la question '' pourquoi pas ? '' restait en suspend. Pour elle ça n'avait rien d'une faille puisque ça ne l'avait jamais empêché de massacrer des villages. Ni de menacer ce personnage, qui une fois ses paroles entendues montra quelques signes de regret quand il se rendit compte que ses mots avaient été les pires à choisir. Oui, elle aimait la provocation, mais les ordres elle les répugnait. Et cet homme venait tout simplement de sous-entendre qu'elle avait des comptes à lui rendre et ça c'était mauvais pour lui. C'est d'ailleurs ce qu'il devait penser au vu de son visage déconfit. Oui, découvre avec horreur ce qui t'attend si tu continues sur cette voie. Elle voit la peur de l'homme au fur et à mesure qu'elle montre son hostilité. Il sait qu'il a merdé. Rien ne l'empêche de l'achever ici et maintenant et pourtant son statut de Pankarien le protège encore de sa lame. Son regard se pose sur la mer environnante et plus précisément sur les débris qui semblent échoués non loin d'eux. Une idée germe dans son esprit alors que son visage se tourne de nouveau dans sa direction. Il n'y aura peut-être pas de mort aujourd'hui, mais un nouvel esclave si le sort lui est favorable. « Je ferais tout ce que vous voudrez, d'accord ? ». Elle ne peut empêcher son sourire de s'agrandir à ces mots. Tout ? Oh, quelle offre charmante que voilà ! La situation lui rappel le champ de bataille, combien d'hommes et de femmes lui ont dit ces mots après avoir essayé d'attenter à sa vie. Auraient-ils épargner la sienne dans le cas contraire ? Surement pas ! À l'époque son clan était déjà connu pour être l'ennemi de tous. Jamais ils n'auraient laissé un être comme elle respirer encore. Mais cet homme n'avait rien fait à part lui dire de mauvaises choses et encore. Il n'avait fait qu'exprimer une vérité proche si le retour de Karrah se soldait par une confirmation quant à leur appartenance à l'alliance. « Si vous ne voulez pas m'aider, ne m'achevez pas, s'il vous plaît. ». La demande de l'homme doublé de ses propres doutes fit naître une grande lassitude en elle. Non, elle n'aurait pas sa tête aujourd'hui. Autant ne pas envenimer les choses pour sa cheffe.

À quoi bon s'énerver pour des paroles, autant faire quelque chose d'utile. Le brunâtre n'était même pas armé, se battre avec lui ou simplement l'achever serait d'un ennui profond. Sur ça, elle rangea son arme et attrapa sous l'une de ses aisselles pour le mettre debout. Sa frêle apparence lui permit de le ramener sur ses deux pinceaux aisément avant qu'elle ne s'aide de son pied pour lancer le trident vers elle. Se gardant bien de lui redonner. Car, même faible la possibilité d'un coup dans le dos restait possible. Après un soupire elle s'adressa à lui. « Pour le moment je ne te ferais rien. », sa voix repris une certaine froideur pour continuer son discours « Mais à la moindre résistance, je te plante, compris ? ». Sans attendre sa réponse elle s'en éloigna pour aller vers ce qui devait être les restes du bateau de l'inconnu. « Dorénavant, tu feras partie du clan de Kelowna en tant que prisonnier. Si tu veux rester en vie, écoute mes ordres jusqu'au village. Une fois là-bas on avisera. ». Toujours dos-à-lui, son visage se tourna sur le côté pour le regarder. Avant de pouvoir l'emmener il fallait savoir comment le nommer. « Dis-moi ton nom. ». Après tout elle n'allait pas l'appeler Monsieur l'esclave une fois rentré. Cela lui produirait surement un choc beaucoup trop considérable à ce greluchon.

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Léviathan
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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Mer 24 Mai - 3:03


la régularité des flux de l'océan.
─ nous montrerons l'inconnu ; la vie ou le néant ─
Mon sentiment en cet instant ? J'avais l'impression que ça allait être la fin. Que peut-être serait-il temps de prier afin d'épargner mon âme dans l'au-delà. Que peut-être, à l'avenir, on se souviendra de moi comme un martyr qui serait la preuve que la paix avec les Kelowniens ne serait pas fini. À moins que l'on ne se souvienne de moi. Que m'on corps finira par pourrir sur la plage sans que mes parents ne sachent réellement ce que je suis devenu. Sans doute penseront-ils que j'ai été victime de leurs pillages. Cependant, cela avait beau être étrange, je voulais qu'ils sachent la vérité. Qu'au départ, cela ne fut aucunement la faute de ces barbares mais bien de mon insouciance, oubliant de léguer des biens à nos divinités. Que la faute ait été la mienne avant celle de nos Nemesis. Bien sûr, si la jeune femme décidait de m'achever maintenant, cela serait également de sa faute aussi. Mais pour l'instant, ce n'était pas le cas, pourrais-je donc lui en vouloir ? Certainement pas. Surtout que je vois son regard divaguer autre part, comme si une idée germait dans sa tête. Je n'aime pas vraiment ça et encore plus lorsque je vois sa face s'éclairer d'un sourire. Elle s'amuse de ma situation encore et toujours. Oui. Elle devait bien se moquer de moi dans sa petite tête. Elle devait se dire que je me trouvais bien pitoyable, à en venir aux plaintes tandis que d'autres n'hésiteraient pas à attaquer l'ennemi jusqu'à ce que la mort s'en suive. Je ne suis pas comme ça. Je ne voulais pas vraiment cette guerre en réalité. Seulement, je me disais qu'il n'y avait plus d'espoir. Que je n'avais plus vraiment confiance en eux après tout les malheurs qu'ils avaient provoqué. Pouvait-on nous reprocher cela, à nous, les Pankariens ? Nous avions tellement souffert de leurs raids. Nous avions perdu notre chef par leur faute. Qu'allaient-ils penser ? Que tout cela serait facilement pardonnable ? Qu'ils pourraient se lier pour finalement jouer de la lâcheté ? S'engager dans un combat ? Cependant, j'ai soudainement vivement le sentiment d'avoir parlé trop vite. En effet, elle finit par ranger son arme pour m'aider ensuite à me relever. Je fais les yeux ronds, absolument surpris par son comportement. Cependant, je ne suis guère rassuré lorsque je la vois prendre mon trident pour le garder. Il ne fallait pas non plus s'attendre à un grand miracle. ≪ - Pour le moment je ne te ferais rien. ≫ fit-elle après avoir soupiré.

Pour moi, c'était déjà beaucoup. Le minimum que j'attendais venant de sa part. Me laisser tranquille. Mais si seulement j'avais cru que j'allais pouvoir repartir et quitter leur terre aussi aisément, je me mettais le doigt dans l’œil. Elle avait, hélas, prévu un bien triste destin en ce qui me concernait. ≪ - Mais à la moindre résistance, je te plante, compris ? [...] Dorénavant, tu feras partie du clan de Kelowna en tant que prisonnier. Si tu veux rester en vie, écoute mes ordres jusqu'au village. Une fois là-bas on avisera. ≫. Je restais un instant de marbre, serrant la mâchoire avant de hocher la tête, comprenant parfaitement et acceptant malgré moi cette nouvelle condition, bien que rabaissante. Au moins, me disais-je, je ne venais pas de m'éteindre sur leur territoire hostile. C'était déjà ça. Peut-être était-ce l'occasion de découvrir leur territoire de l'intérieur ? Que les dieux océaniques m'avaient envoyé ici pour les comprendre enfin ? Afin que je puisse mettre un nom sur cette rage sortie de nulle part, violente. Dans tout les cas, je ne percevais pour l'instant pas cette capture comme une mauvaise chose. Bien que je redoutais grandement la réaction des autres Kelowniens. Mon assaillante avait, en effet, semblé plus agréable que je ne l'aurais imaginé, mais était-ce le cas en ce qui concerne le reste du clan ? Encore une fois, l'interrogation s'était imposée logiquement à mon esprit. ≪ - Compris. ≫ m'étais-je cependant ainsi exprimé la regardant filer en direction de ce qu'il restait encore de mon navire. Elle semblait intéressée parce que j'avais malheureusement abandonné. Je me disais qu'au moins, cela allait servir à quelqu'un, mais d'un autre côté, je me demandais si le fait de me laisser ainsi traiter ne serait pas une sorte de trahison envers les miens. Que diront-ils lorsqu'ils se rendront compte que je me suis fait laisser lâchement capturer ? ≪ - Dis-moi ton nom. ≫. Je quitte mes pensées, me concentrant de nouveau sur la voix de la geôlière avant de m'exprimer, sans aucune retenue. ≪ - Léviathan. ≫ fis-je donc, cherchant aucunement à cacher mon identité. Tant que je ne cherchais pas à me rebeller, tout irait pour le mieux. J'attendais la suite de ses commandements, immobile.

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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Mar 30 Mai - 2:20

Ses émotions s'éteigne alors que le temps s'écoule en la compagnie du maigrichon. Il lui semble que les mots de tantôt, sur sa soi-disant coopération forcée, soit oublié. Elle sait qu'elle risque gros en mettant les chaînes au jeune homme, mais soit. Après tout elle ne sait pas d'où il vient précisément et s'il règne en lui une animosité quelconque aux siens. Oui, cela sera une bonne excuse. Assez valable pour ne pas que sa cheffe de clan lui tape sur les doigts lors de son retour. Surtout qu'elle ne sait pas à quel accueil elle doit s'attendre des autres envers leur petit nouveau. La violence berce leur enfance depuis des générations et la venu de serviteur d'autre contré ne les a jamais dérangés. Mais les temps ont changé et les moralités paraisse différent qu'au temps de Laëth. Une époque qui lui semble beaucoup plus facile qu'à présent. L'impression d'être divisé en deux ne la quitte pas depuis plusieurs mois maintenant. Parfois elle se surprend à réagir d'une manière qui ne lui ressemble pas. Sans être effrayant, car elle a bien passé l'âge de paniquer de ses états d'âme, cela reste déstabilisant et rageant. Rien que son empressement à faire taire cet imprudent la surprend dans un sens. Le sang-chaud par nature, elle n'a pas l'habitude de frapper gravement sans motif autre que la guerre ou par ordre. Rarement à cause de son ressentiment. Au moins cela lui montre encore une fois à quel point il est primordial qu'elle se décide à choisir quel camps soutenir. Plus tard. Comme toujours aujourd'hui ne sera pas le jour où elle arrivera à faire le point. Encore un empêchement. D'ailleurs ''l'empêchement'' s'avère tendu après son petit discours et cela même s'il accepte d'un signe de tête. Seulement Vallika n'est pas dupe et vois bien à son regard qu'il n'a pas perdu espoir. Il sera peut-être plus utile que prévu, se dit-elle. Et puis même si le mot ''esclave'' semble adapté à sa nouvelle situation, elle n'est pas du genre à en embaucher ni à s'en servir quand ceux-ci ne lui rien fait de spécial. Et ce n'est pas cette brindille prétentieuse qui va la malmené, au contraire. Elle accepte avec un sourire sa réponse positive. Bon, une bonne chose de faite. Car, s'il veut continuer à respirer une fois arrivé à Vancove ce n'est pas avec cette attitude trop confiante, qu'il y arrivera. Elle laisse une expression bienveillante à son encontre tout en accrochant le trident dans son dos. Une fois l'arme bien accroché aux lamelles de cuir en plus sur sa ceinture, elle se dirige vers l'homme. « Bien, Léviathan, mon nom est Vallika. ».  D'un coup sec elle écarte les pans de son manteau et de sa veste en même temps. Ses lèvres prennent une expression carnassier. Ce type n'est pas son genre, mais ça ne l'empêche pas d'admirer quand même. « Nous allons commencer par te réchauffer, parce que c'est pas ta fine couche de graisse qui va te tenir au chaud si je puis dire. ». Habitué aux basses températures, sa peau ne frissonne que légèrement lorsqu'elle enlève la peau de bête sur ses épaules pour en habiller son nouveau serviteur. Ayant pratiquement la même taille, leur carrure reste différente, c'est pourquoi elle ne peut empêcher un gloussement de s'échapper. Après une tape amicale sur l'épaule elle se dirige vers les débris déposés un peu plus loin. « Allez le jeunot, au boulot maintenant ! On va ramasser le maximum de tes bricoles, histoire de pas y allez les mains vides. »

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(#) Re: ① la régularité des flux de l'océan. ≈ vallika  Mer 31 Mai - 12:51


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≪ - Bien, Léviathan, mon nom est Vallika. ≫. La demoiselle semble plus amicale qu'elle ne l'était à mon arrivée. Est-ce finalement mon renoncement à la liberté qui la poussait à agir ainsi ? Qu'elle satisfaction il y avait-il à posséder des êtres humains comme on possède des trophées ? En quoi une présence ennemie en plus pouvait-elle servir ? Peut-être était-ce dû à leur trop plein de fierté.  Qu'alors que je renonçais à son aide, ne lui donnant plus aucun ordre, elle se satisfaisait d'avoir l'ascendant sur moi. Qu'importe ce qui pouvait la motiver, à présent, de me garder plutôt que de me relâcher. Tant que ma vie était saine et sauve, c'est tout ce qui comptait. Et quelque chose me disait qu'elle ne maltraiterait aucunement comme une créature asservie. Peut-être un moyen de dire qu'elle comptait bien m'épauler sans perdre pour autant son orgueil. Dans tout les cas, ma situation s'était quelque peu arrangée malgré tout. ≪ - Enchanté ! ≫ m'exclamais-je donc à son égard tout en affichant un petit sourire qui se voulait poli et amical. C'est bien la première fois que je sympathisait aussi facilement avec un membre du clan Kelownien. Habituellement, on en avait tout simplement pas l'occasion. On était victime de leurs combats dans lesquels, on évitait de s'engager. Au moins, c'était un bon point. Je regrettais presque d'avoir douter de sa bonté, quelques minutes auparavant. ≪ - Nous allons commencer par te réchauffer, parce que c'est pas ta fine couche de graisse qui va te tenir au chaud si je puis dire. ≫. J'ose laisser échapper un petit rire amusé avant de la laisser poser sa peau de bête sur mes épaules. Le changement de température est radical. Presque instinctivement, je ne tremble plus vraiment. C'est déjà un véritable soulagement. ≪ - Merci ! Merci beaucoup ! ≫ fis-je alors, tout content avant de serrer la peau sur mes épaules et fermant légèrement les yeux comme si je me réchauffais devant un bon feu de joie. Oui. C'était tout aussi efficace que cet élément brûlant et destructeur. Néanmoins, je quitte mon aisance lorsque je sens une tape sur mon épaule et un petit ricanement venant de la part de la jeune femme. ≪ - Allez le jeunot, au boulot maintenant ! On va ramasser le maximum de tes bricoles, histoire de pas y allez les mains vides. ≫. Ni une ni deux, je me dirige en direction du navire pour exécuter ce que l'on me dit de faire. Même si j'avais un peu de mal de me faire à l'idée d'abandonner mes biens, je me disais qu'ils pourraient tout simplement rester ici avant d'être emporté par les vagues. Alors je me dépêche pour prendre tout ce qui passe entre mes mains. Que ce soit l'équipement qui me servait de matériel de pêche jadis que des bouts de bois ayant fait parti de la carcasse du navire. Grâce à la peau de bête, c'est en effet bien plus facile pour m'activer. Une vaine qu'elle m'ait au moins passé cela. Un bon deal contre tout ce que j'allais lui donner en retour... À moins que je ne finisse par reprendre ce qui m'appartenait un jour ou l'autre ? Qui sait si j'allais devoir pêcher pour eux. Tant pis, tant que je faisais ce que j'aimais faire et que je ne me trouvais pas complètement opprimé. J'espérais ne pas me faire trop d'illusion alors que je revenais vers elle, les bras chargés d'un maximum de biens, le poids me fatiguant d'avantage. ≪ - Et voilà pour moi. ≫ dis-je donc, attendant alors à ce que l'on se dirige chez elle, souhaitant que la route ne soit pas trop longue, ne voulant certainement pas traîner tout ça sur des kilomètres et ne plus arriver à tenir le coup. J'étais déterminer à retrouver une couche et y rester pour seulement me relever le lendemain matin. Me reposer après cette longue journée remplie de mésaventures. Après avoir affronté une baleine et éviter une confrontation avec une Kelownienne, il y avait de quoi d'être exténué.

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